Accueil du site > Lyon, un peu d’histoire > Et puis ensuite …

Devant la demande pressante de la bourgeoisie pour les immeubles neufs du nouveau centre-ville, le Vieux Lyon se paupérise, et s’y entasse alors la population la plus modeste. De plus, comme la diffusion des métiers Jacquard de grande hauteur nécessite une architecture particulière, les canuts quittent Saint-Georges pour s’établir sur les hauteurs de la Croix-Rousse. Les moyens de transports mécaniques urbains font leur apparition : chemin de fer (1856) et funiculaires (ficelles de Fourvière et de la Croix-Rousse) et de nouveaux ponts se construisent.

Au début du XX ème siècle, le Vieux Lyon est presque à l’abandon. Plus rien ne s’y construit. En 1930, un important glissement de terrain détruit une partie importante du quartier. A cette période, sous l’impulsion du Maire Edouard Herriot, des fouilles archéologiques commencent et mettent à jour le théâtre et l’odéon romains.

En 1958, la mairie établit un projet de rénovation urbaine du quartier qui consiste à quasiment le supprimer. Mais la population de Saint-Jean résiste et en 1964, avec l’appui de la Loi Malraux, un plan de sauvegarde est institué. Le quartier entame alors une longue phase de rénovation. Tous ces efforts conjugués aboutissent au classement du Vieux Lyon (avec la Croix Rousse et une partie de la Presqu’île au Patrimoine Mondial de L’Humanité par l’UNESCO en 1999.