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A cette période, le rayonnement de Lyon se transforme. Bien que considérée comme une ville libre (la ville assure elle-même sa défense grâce à une milice organisée dans chaque quartier), la cité, épuisée par les guerres, perd son autonomie politique face au pouvoir royal. Elle maintient cependant son autonomie économique grâce à l’industrie de la soie et son rôle de grande place financière. Les nombreux artistes qui s’arrêtent dans la ville au retour d’Italie influencent l’architecture et la peinture.

Une nouvelle politique urbanistique se fait sentir et marque particulièrement la presqu’île, entre Rhône et Saône. Les grandes opérations d’urbanisme changent définitivement le profil de la ville. On établit le dessin de la place Bellecour, et des immeubles majestueux sont élevés en son pourtour. On installe au centre la statue équestre du Roi Louis XIV. Germain Soufflot, architecte et urbanisme, exerce son emprise sur tous les grands projets (Hôtel-dieu, Opéra, rénovation de la Loge du Change,…).

Mais très vite, Lyon étouffe entre ses deux fleuves. L’urbanisme n’a d’autre solution que de s’étendre au sud et franchir le Rhône. L’ingénieur Perrache propose à la ville de transformer l’ïle Moignat en presqu’île en reculant le confluent des fleuves jusqu’à la Mulatière. Morand, élève de Soufflot jette un pont sur le Rhône à la hauteur des Terreaux ouvrant l’accès à la vaste plaine des Brotteaux. Lyon, barrée à l’ouest par ses collines, se développe alors à l’est sur un maillage en damier. Le Lyon moderne est né.